Le moteur 1.3 TCe 140 de Renault, lancé en 2018 en remplacement du 1.2 TCe, équipe de nombreux modèles de l’Alliance avec 140 chevaux. Malgré ses améliorations techniques, les premiers millésimes présentent plusieurs défauts récurrents qu’il est important de connaître. L’essentiel à retenir : la majorité des problèmes ont été corrigés à partir de 2019-2020, mais certains véhicules plus anciens nécessitent une attention particulière. Cet article présente l’ensemble des défauts répertoriés, leurs symptômes et les solutions pour rouler en toute sérénité.
Quels sont les principaux défauts de ce moteur ?
Les problèmes d’injection vous guettent-ils ?
Le système d’injection directe haute pression constitue le talon d’Achille de ce moteur. Sur les modèles produits entre 2018 et avril 2019, vous risquez de rencontrer des problèmes de calibration particulièrement gênants.
Les injecteurs fragiles représentent votre principale préoccupation. En pratique, vous constaterez un ralenti instable, des calages moteur fréquents et une perte de puissance notable. Ces symptômes résultent souvent de l’oubli du joint de nez d’injecteur lors de la fabrication.
Le calculateur d’injection peut également vous jouer des tours. Concrètement, le message « système antipollution à contrôler » s’allume sur votre tableau de bord sans raison apparente. Ce défaut touche particulièrement les véhicules fabriqués avant juin 2019.
Par exemple, une sensibilité excessive du diagnostic du boîtier papillon génère des codes d’erreur erronés. Cela vous expose à des voyants d’injection qui s’allument sans cause réelle sur les modèles de 2018 à juillet 2019.
La consommation d’huile pose-t-elle encore problème ?
Malheureusement, la consommation d’huile excessive rappelle les déboires du précédent 1.2 TCe. Les premiers exemplaires consommaient jusqu’à 0,5 litre pour 1 000 kilomètres, bien au-delà des standards acceptables.
Cette surconsommation s’accompagne de signaux d’alerte :
- Fumée bleue à l’échappement
- Odeur d’huile brûlée
- Niveau d’huile qui baisse rapidement
- Traces d’huile sur le sol de stationnement
Le turbocompresseur présente ses propres vulnérabilités. Le clip de commande de la soupape de décharge peut se détacher, entraînant une perte de puissance significative. Ce défaut affecte les modèles produits jusqu’en juin 2020.
En pratique, des fuites d’huile au niveau du carter de distribution peuvent survenir discrètement. Cela vous amène parfois à confondre ces fuites avec une consommation d’huile anormale.
Pourquoi votre voyant moteur s’allume-t-il ?
L’allumage intempestif du voyant moteur constitue l’une des pannes les plus fréquemment rapportées. Cette situation frustrante peut avoir plusieurs origines techniques complexes.
Les pertes de puissance s’accompagnent souvent de l’allumage simultané du témoin d’injection. Ces symptômes orientent généralement vers un défaut électronique au niveau des déphaseurs d’arbre à cames ou du système d’injection.
Des bruits de roulement suspects peuvent trahir une pompe à eau fatiguée, particulièrement après 100 000 kilomètres. Ces bruits s’accompagnent parfois de petites fuites de liquide de refroidissement.
Concrètement, la surconsommation de carburant résulte souvent d’un encrassement prématuré des soupapes d’admission. L’accumulation de résidus carbonés perturbe le flux d’air et dégrade les performances.
Comment la fiabilité a-t-elle évolué selon l’année ?
Les modèles 2018-2019 concentrent-ils tous les défauts ?
Les premières versions de 2018 concentrent effectivement la majorité des problèmes identifiés. Ces modèles pionniers ont servi de terrain d’essai, révélant des défauts de conception importants.
Le défaut d’injecteurs le plus lourd a été corrigé en usine dès le 9 avril 2019. Cela vous permet de vérifier facilement si votre véhicule est concerné en consultant sa date de production.
Les problèmes de calibration ont été progressivement résolus :
- 28 juin 2019 : correction du système antipollution
- 29 juillet 2019 : résolution des dysfonctionnements du boîtier papillon
- Courant 2019 : correction des défauts d’usinage de la culasse triangulaire
Par exemple, si votre véhicule est antérieur à ces dates, vous pouvez bénéficier d’une reprogrammation gratuite du calculateur.

Les améliorations depuis 2020 sont-elles efficaces ?
À partir de 2020, les constructeurs ont intégré l’ensemble des corrections identifiées. En pratique, la fiabilité du moteur s’est considérablement améliorée avec une réduction drastique des défauts d’origine.
Le clip de wastegate du turbo a été renforcé à partir de juin 2020. Cela vous évite les problèmes de décrochage précédemment observés sur les modèles plus anciens.
La consommation d’huile a été maîtrisée sur les versions récentes. Concrètement, elle est passée de 0,5 L/1000 km à 0,3 L/1000 km, niveau conforme aux standards actuels.
Les dernières évolutions de 2021 ont permis d’atteindre un niveau de fiabilité satisfaisant. Les retours sur plus de 200 000 exemplaires montrent une endurance prouvée jusqu’à 200 000 kilomètres sans intervention majeure.
Pour tout savoir sur le moteur N47 BMW, ses forces, ses faiblesses et ses performances, ce guide complet est une lecture incontournable.
Combien coûtent les réparations et solutions ?
La reprogrammation résout-elle la plupart des problèmes ?
La reprogrammation du calculateur constitue la solution la plus fréquente et économique. Cette intervention relativement simple coûte entre 100 et 250 euros en garage indépendant.
Cela vous permet de corriger la majorité des problèmes liés au système antipollution et aux dysfonctionnements du boîtier papillon. En pratique, l’intervention dure entre 1 et 2 heures selon la complexité.
Le remplacement des injecteurs représente une intervention plus lourde financièrement. Par exemple, ne remplacez pas systématiquement les quatre injecteurs si seul l’un d’entre eux présente des défaillances.
| Type d’intervention | Coût approximatif | Durée d’intervention |
| Reprogrammation calculateur | 100-250 € | 1-2 heures |
| Remplacement 1 injecteur | 250-400 € | 2-3 heures |
| Remplacement 4 injecteurs | 1 000-1 600 € | 4-6 heures |
| Vérification boîtier papillon | 80-120 € | 1 heure |
Que coûte la réparation du turbo et de la distribution ?
Le remplacement du turbocompresseur constitue l’une des réparations les plus coûteuses. Le budget nécessaire oscille entre 900 et 1 500 euros, pose comprise.

Cette intervention devient nécessaire lorsque le clip de wastegate ne peut être remis en place. Cela vous évite des pannes plus graves mais représente un investissement conséquent.
La courroie de distribution doit être remplacée tous les 150 000 kilomètres ou 6 ans. En pratique, cette intervention préventive coûte environ 700 euros et vous évite des casses moteur catastrophiques.
Concrètement, les réparations du carter de distribution pour traiter les fuites d’huile représentent un coût moyen de 300 à 500 euros. Le décalaminage des soupapes coûte entre 130 et 200 euros et vous permet de maintenir les performances.
Comment bien entretenir votre moteur pour éviter les pannes ?
Quel entretien adopter pour préserver votre mécanique ?
Un entretien rigoureux constitue la clé de la longévité de ce moteur moderne. Respectez des intervalles de vidange réduits : tous les 15 000 kilomètres maximum au lieu des 30 000 kilomètres autorisés.
L’utilisation d’une huile de qualité s’avère cruciale pour votre moteur. Les huiles 5W30 ou 0W30 répondant aux normes ACEA C3 ou C4 garantissent une protection optimale du turbocompresseur.
Adoptez une conduite adaptée qui influence directement la fiabilité. Évitez les sollicitations excessives à froid et respectez les temps de refroidissement après conduite soutenue.
Surveillez ces points essentiels :
- Niveau d’huile tous les 2 000 kilomètres
- Carburant de qualité (SP95 ou SP98 selon recommandations)
- Vérification annuelle du système de refroidissement
- Contrôle des injecteurs à partir de 100 000 kilomètres
Que disent les propriétaires de leur expérience ?
Les retours d’expérience révèlent une satisfaction globale de 92% selon les enquêtes menées auprès de 300 utilisateurs. En pratique, la majorité apprécie le bon compromis entre performances et consommation.
Les kilométrages élevés confirment la robustesse du moteur bien entretenu. Concrètement, de nombreux véhicules dépassent les 150 000 kilomètres sans intervention majeure, certains atteignent même 200 000 kilomètres.
Les propriétaires de modèles récents (post-2020) rapportent une fiabilité nettement supérieure. Cela vous confirme l’efficacité des corrections apportées par les constructeurs.
Par exemple, les véhicules mal entretenus concentrent 80% des pannes majeures selon les statistiques professionnelles. Cette donnée souligne l’importance cruciale d’un suivi rigoureux pour préserver la fiabilité de votre moteur sophistiqué.


